à tête reposé

Confortablement installé en France je vais tenter de partager mon tragique départ…

Vous avez due le comprendre à l’heure actuelle je ne pourrai pu faire partager mes découvertes Japonaise sur ce blog, pour être franc j’ai le cœur lourd, tout d’abord parce que je pense à mes amis qui sont encore à Tokyo, à cette tragédie et aussi au fait que mon voyage à littéralement été avorté. Pour rester dans le schéma des autres posts je vais commencer par vous raconter la journée du départ.

N’ayant pas dormi de la nuit ce 14 Mars 2011, j’ai du appeler le gérant de l’auberge pour lui dire que je m’en allais. J’ai été surpris par sa réaction, il était très étonné que je rentre en France, il ne comprenait pas le but, il croyait que ça se passait mal à l’auberge. Après une petite explication il me dit de laver ma chambre et de laisser les clefs sur le bureau. À cette heure très matinale, je m’active, fait ma valise, range mon bazar et on ami français vient tout d’un coup frapper à ma porte. Il me dit qu’il part lui aussi de Tokyo mais pour le sud avec une amie Franco-japonaise, il me propose donc de faire la route vers l’aéroport ensemble.

Avec nos sac sur le dos et les valises à la main nous prenons la route de la gare, direction l’arrêt de bus, c’est que la gare est à 20 minutes en vélo déjà. Autour de nous rien à changer, les gens vivent tout à fait normalement, pas de bouchons (c’était peu être les retours de w-end hier), dans ma tête se déroulent des questions du genre : pourquoi je pars ? Pourquoi j’ai mal au cœur comme ça ? C’est difficile à expliquer mais ce pays vous prend aux tripes, on se sent totalement intégré et on ne veut pas abandonner ces gens adorables ! Au final nous arrivons tout de même à la gare de Mitaka, une petite surprise nous attendait.

Effectivement, nous apercevons des files et des files de personnes qui attendent devant la gare. Celle ci est apparemment fermée ou plutot filtrée. Nous n’avons pas beaucoup de temps devant nous alors nous décidons d’attendre pour un taxi, même principe, nous faisons la queue et en profitons pour poser des questions autour de nous afin de savoir quelle direction prendre pour atteindre l’aéroport. Nous avons rencontré une femme très gentille qui nous dit de nous diriger vers Shinjuku pour prendre un train vers l’aéroport d’Haneda (objectif de mon ami) mais que pour Narita les trains ne fonctionnaient plus. Nous décidons donc de prendre le taxi ensemble et de se séparer à Shinjuku, je garderai donc le taxi pour aller à l’aéroport.

Pendant notre trajet nous avons bien discuté avec le chauffeur qui était un petit rigolo, ces rires nous faisaient oublier notre retard et les bouchons qui n’arrangeaient rien. Arrivé à Shinjuku c’est l’heure des aurevoir avec Clément, on reste en contact, assurément !! Pour moi c’est encore une heure de taxi avant d’arriver à l’aéroport, la note va être salée mais c’est le seul moyen possible de prendre mon avion. Après toute cette route et une mini sieste j’arrive à Narita une heure et demi avant mon embarquement, ça va se faire, reste plus qu’a payer le taxi : 32700 Yen. N’ayant que 30000 Yen je tente de retirer de l’argent à l’aéroport mais cela est impossible avec ma carte, le chauffeur accepte que je lui donne toute ma monnaie à la place, vraiment très sympathique.

Me voilà enfin à l’aéroport, j’ai le cœur gros dans la file d’attente… Je reçois un appel d’Azusa qui me demande où je suis, je ne comprends pas bien mais j’explique ma situation. Une fois mes bagages donné à la compagnie, je me dirige vers les portes d’embarquement (je n’ai plus beaucoup de temps) et j’aperçois alors la petite Azusa qui est venue me dire au revoir. C’était tout à fait déchirant, c’est fou comme on s’attache au gens, surtout quand ils sont Japonais avec tout ce respect, cette gentillesse et cette timidité qui va avec. Bref, c’est le cœur en vrac que je quitte ce fabuleux pays, je vous laisse imaginer le voyage difficile mais à l’heure actuelle mes pensée sont pour mes amis Japonais, je ne vais pas me plaindre.

Rassurez vous ce n’est pas la fin de ce site, je reste en contact avec mes amis du Japon et y retournerai bien un jour. Pour la suite du blog j’en suis encore à penser, je vous tiendrais évidement au courant.

A bientôt

Départ précipité (écrit pendant le retour)

Comme conseillé par les autorités Japonaise, nous avions décidés de faire des provisions aujourd’hui…

Après un réveil un peu tardif je me suis donc dirigé vers un combini (les magasins qui vendent de tout) avec un ami français rencontré à l’auberge. Ce qui nous à tout d’abord frappé quand nous étions à l’air libre, c’est le bouchon causé par les départs de Tokyo. En effet, nous avons une grande artère près de l’auberge, très peu de voiture en direction de Tokyo alors que dans le sens inverse tout le monde roule au pas, c’était comme un exode, assez embarrassant. Arrivé au Donquijote nous avons pu constater des rayons complètement vide, plus d’eau, plus de pain, plus de bougie ni de lampe torches… Tous les Japonais se préparèrent à rester isoler chez eux. Après quelques courses non négligeables nous sommes donc retournés à l’auberge pour ranger nos petites provisions.

Nous sommes en plein après midi, le soleil est rayonnant, les oiseaux chantent, la vie est belle. Il ne nous en faut pas plus pour seder à la tentation d’aller faire un tour à Tokyo, pour voir ce qu’il en est. Arrivé à Shinjuku sans problème nous nous baladons dans la ville, rien ne semble avoir changé, évidement nous pouvons voir quelques dégradations et beaucoup de magasins vidés de leurs produits mais les Japonais sont là, souriants et profitant de cette belle journée, nous allons donc faire de même. Clément à été contacté pour passer un casting de mannequin, il a rendez-vous vers 19h et m’invite à le rejoindre dans l’expérience. Après quelques recherches pour trouver le bâtiment nous arrivons au casting, inscrivons nos noms et numéros de téléphone sur un papier. Une photo en pied et une photo de face plus tard nous nous retrouvons dans les coulisses pour enfiler des vêtements.

Alors je ne vais pas critiquer la mode Japonaise mais mon ami à eu le droit de porter une belle jupe qui lui allait à ravir, je m’efforçais de ne pas rigoler intérieurement mais quand j’ai vu mon « costume » c’était le pompon, et c’est le cas de le dire. J’avais une sorte de short tout en moquette bleu et blanc qui descendait en leggings accompagné de sa veste dans la même matière, j’étais juste magnifique. J’aurai tellement aimé avoir des photos de nous deux pour vous montrer à quoi nous ressemblions, ça restera un mystère pour vous mais sachez que nous avons beaucoup rigolé, surtout en sortant, on n’est pas des bêtes tout de même.

Après cette expérience originale qui redonnerai le sourire à n’importe qui, mon ami me dit que plusieurs français se réunissent ce soir autour d’un repas, nous allons éventuellement discuter de la situation ; nous nous sommes donc tous rejoints à Ikebukuro.  Arrivé sur place il m’a donc présenté à plusieurs personnes, l’ambiance e=était agréable jusqu’à ce que nous apprenions que l’ambassade demandais à ces ressortissant de quitter la région de Tokyo ou carrément le Japon si cela était possible. Nous avons pas mal discuté de tout cela au restaurant, les avis étaient partagés, certains voulaient se diriger vers le sud du Japon tandis que d’autres prenais un avion pour la France dès le lendemain.

Nous avons tout de même passé un agréable moment, nous avons appris qu’une centrale nucléaire avait les mêmes problèmes que la première mais cette fois ci située à 10Km au nord-est de Tokyo. En sachant qu’un nouveau tremblement de terre devra se déclencher d’ici les 3 jours qui viennent je n’avais plus le choix, retour en France le plus vite possible. Une fois chez moi j’ai donc acheté des billets d’avions à un prix exorbitant avec un nombre d’escales significatif. Pour mon départ du lendemain je vais devoir passer de nombreuses heures à l’aéroport de Dilan puis de Pékin en Chine, à Istanbul en Turquie pour enfin arriver en France le 15 à 10h25 (1 mois avant mon retour prévu).

Les Japonais ne sont pas du tout paniqués par ces nouvelles, on peut encore voir des gens faire des claquettes sur une place ou partager leurs numéros de jongle. Ce n’est pas la panique à Tokyo, les gens se préparent mais n’envisagent pas vraiment de partir, espérons que rien n’arrive de grave.

Je suis désoler de ne pas en dire plus, après 29 heures de vols et d’attentes dans les aeroports je vais me reposer et revient vite vous en dire plus.

A bientôt

Journée séisme

Hier débutait une journée normale au Japon, j’avais prévu une séance de cinéma…

J’avais donc rendez-vous avec Azusa à 12h à Shinjuku, nous nous sommes ensuite dirigés vers Roppongi pour aller regarder un film. Après un petit repas nous avons étés acheter notre billet pour la séance de 14h25, les cinémas Japonais sont un peu différents, vous avez une place numéroté et donc vous choisissez à l’achat où vous voulez être. C’est vraiment pas bête comme système, ça pourrais éviter quelques altercations dans les salles bondés, une idée à cogiter.

Au final nous voilà installé confortablement avec mon Fanta melon taille xxl (ils devraient le commercialisé en France sérieux, c’est trop bon!), et voici les publicités made in japan, tout à fait humoristique pour moi. Bref la dernière se termine, écran noir, le film va commencer… C’est à ce moment que la terre à commencée à trembler, je ne m’en suis pas bien rendu compte au début (c’était léger) mais quand Azusa m’a pris le bras en disant qu’il y avait un séisme nous avons commencé à entendre des grondements et à se faire balancer de droite à gauche (heu la oui j’avou c’est pas normal). À ce moment là, de nombreuses personnes ont commencé à paniquer. Je ne comprenais pas (on se croyait dans un simulateur, ça semblait irréel), je pensai qu’ils étaient habitués mais apparemment la puissance était énorme (je sais pas moi c’était mon premier) et que comme dans tout séisme, ce n’était que le début.

Nous avons donc décidé de se lever et de se diriger vers la sortie, au moment de descendre les escaliers une énorme secousse nous à clouer sur place. Nous bougions dans tous les sens, impossible de rester debout sans s’accrocher aux sièges et ça a duré un bon moment cette fois ci. Le bruit, c’est comme si une quarantaine de métro passaient en même temps sous nos pieds, réellement effrayant. De retour à nos place nous avons attendu que ça passe, plusieurs secousses ont continué à nous balancer dans tous les sens, il semblait plus sur de rester dans le cinéma, enfin quand le plafond à commencé à faire des bruits de métal nous avons décidé de sortir.

Place remboursée et à l’air libre nous nous sommes dirigés immédiatement vers un parc, comme beaucoup de gens. Les Japonais étaient très calme même si nous avons ressenti les secousses pendant 2 bonnes heures, le plus dur était passé et tous le monde essayait de contacter sa famille, ce que j’ai fait avec beaucoup de mal. Nous étions donc bloqués à roppongi car tous les trains se sont arrêtés, Azusa à enfin eu sa mère au téléphone et nous l’avons attendu patiemment. J’ai donc rencontré sa mère d’une façon tout à fait original, je ne sais pas comment appeler cela mais sa mère avait une sorte de mal du seisme. Elle perdait l’équilibre souvent et semblait très fatiguée, nous avons donc cherché un magasin ou un café qui aurait pu lui vendre quelque chose de sucré mais tous les magasins fermaient les uns après les autres.

Nous avons réussi à trouver une chaise dans un endroit chaud pour qu’elle puisse se reposer et je suis parti en expédition pour trouver un distributeur. C’est fou comme il y en à partout au Japon, pour une fois que j’en cherche un il semble qu’ils aient tous disparus. Au final j’ai pu trouver un café au lait qui lui a redonné un peu d’énergie, il le fallait car nous allions devoir marcher pour rentrer à la maison et ce n’est pas tout proche. C’est sur la route que l’on s’est vraiment rendu compte de l’ampleur de la catastrophe, nous étions très nombreux à rentrer à pied, des vagues et des vagues de personnes qui marchaient tous dans la même direction, l’ambiance était très spéciale.

J’ai pu voir quelques immeubles avec les vitres explosés gisant sur le trottoir, des files d’attente inimaginables pour prendre le bus, le taxi ou simplement pour une cabine téléphonique. J’ai d’ailleurs reçu mon alerte tremblement de terre en arrivant à Shibuya, oui ce n’était pas trop tôt. Nous suivions donc la foule en direction de Shinjuku pour prendre un bus ou un métro afin de se rapprocher de chez moi. Azusa m’a beaucoup aidé, il n’y avait pas de bus pour Mitaka mais un métro fonctionnais pour que je puisse me rendre à Nakano, un peu plus près de chez moi. Au final j’ai donc quitté Azusa et sa mère à Shinjuku, elles sont rentrée à pied et j’ai vécu le plus écrasant des voyages en train, c’était à se demander si il pourrai rouler tellement de monde se pressai à l’intérieur, et bien oui.

Au final, arrivé à Nakano j’ai cherché un bus pour me ramener chez moi mais le koban (policier) à qui j’ai demandé m’annonce la triste nouvelle que je viens de rater le dernier, il est 23h et je suis à 11km de chez moi. J’ai donc du suivre la ligne de train à pied, accompagné évidement de nombreuses personnes dans la même situation que moi. 2h plus tard j’arrive à la gare de Mitaka, mon vélo m’attend sagement et mes pieds sont soulagés de savoir qu’il ne leurs reste que 20 minutes à pédaler. Sur la route je me suis arrêté dans un combini pour acheter à manger, je me suis fait accoster par une japonaise qui voulais savoir d’ou je venais et discuter un peu, imperturbable ces gens là. Elle me dit que je lui fais penser à Leonardo Dicaprio, et de 3 !!! Je comprends vraiment pas où les gens voient la ressemblance, bref, ce fut sympathique, j’enfourche mon vélo et me dirige chez moi en croisant les doigts pour que ma chambre ne soit pas trop ravagée.

Arrivé sur place c’est comme si rien ne s’était passé, à part quelques objets sans importance sur le sol, tout est à sa place, je me connecte à internet et découvre avec stupeur tous les messages d’inquiétude, ça fait chaud au cœur. Une dernière petite secousse avant de se coucher (très faible je vous rassure) et je ferme les yeux, épuiser par cette journée pas comme les autres.

Moi qui voulais vivre un petit séisme une fois dans ma vie j’ai été servi pour le coup. Cette catastrophe est le plus puissant tremblement de terre depuis 140 ans au Japon, accompagné de son tsunami. Je peux dire que j’étais au bon endroit pour être sain et sauf, merci ma petite étoile ! A l’heure actuelle nous apprenons qu’une centrale nucléaire à exploser (à 350km de chez moi) et nous attendons une coupure de courant pour 3 petites heures ainsi qu’une nouvelle grosse secousse qui sera la troisième de la journée. Je vous tiens au courant pour la suite des événements mais rassurez vous je ne risque pas grand chose d’où je suis, à très bientôt.

Visite de Kyoto

Deux jours à Kyoto ce n’est pas assez pour tout visiter mais le principal peut être fait…

Pour la première journée nous nous sommes concentrés sur la partie Est de Kyoto, pour bien commencer, direction le palais impérial. Toujours aussi grand, ce palais et ces jardins ne montrent pas énormément de choses magnifiques mais contrairement à celui de Tokyo vous pourrez admirez de nombreuses personnes jouant au Baseball sur les terrains prévus à cet effet, sympathique. Direction le nord pour le sanctuaire Shinogamo, j’ai commencé à m’apercevoir que l’eau est d’une grande importance dans cette ville, nous avons du traverser quelques cours d’eau afin d’arriver à ce sanctuaire tout à fait sympathique avec son petit ruisseau qui le traverse.

Après ce petit tour, direction l’un des deux temples les plus connu de Kyoto, le Ginkaku-ji, appelé aussi pavillon d’argent. Juste avant nous avons fait un arrêt repas dans un restaurant de nouilles appelé “Omen”, non loin du temple, très typique on mange en tailleur sur des tables bases, à faire ! Pour parler du temple, désoler de vous décevoir mais il n’y à rien en argent, c’est que le constructeur n’avais pu les sous pour la peinture d’argent (hihi, non on à dit qu’on ne se moquait pas!). Cet endroit vaut quand même le détour, on peut voir le travail du sable allié à un jardin de mousse, c’est vivifiant ! Ensuite direction le temple Kiyomizu dera, le temple de l’eau (je vous l’ai dit que c’était du sport).

Ce temple est le dernier que nous ayons fait de la journée mais il est juste très impressionnant ! Surplombant la partie sud-est de la ville en étant simplement accroché à la coline, cet édifice est vraiment remarquable. De nombreux hôtels y sont présents pour venir réclamer la clémence des dieux afin de ne pas manquer d’argent ou pour une rencontre par exemple. Une balade mémorable, j’ai d’ailleurs tiré mon avenir à la loterie et il parait que je n’ai pas à m’inquiéter, ça tombe bien. Enfin nous avons fini la journée par un Okonomi-yaki en ville, éreinté par toute cette marche et des souvenirs plein la tête je n’ai pas mis longtemps à m’endormir.

C’est une nouvelle journée qui commence et aujourd’hui nous nous attaquons à la partie Ouest de la ville mais je vais faire court, histoire de ne pas endormir les lecteurs. Nous avons donc visité 4 temples, Kinkaku-ji (le pavillon d’or) qui est vraiment en or lui, accompagné de son joli jardin, incontournable. Ninna-ji (au cas où, “ji” veut dire temple) avec sa grande pagode mais surtout son pavillon kondo où vous pouvez vous balader en chaussette, pure sérénité. Ryōan-ji avec son jardin zen hors du commun, jardin sec avec ces rochers entouré de graviers proprement râtelé et jardin humide avec sa forêt de mousse, renversant. Et enfin, Tenryu-ji avec son jardin de style soseki accompagné de grandes bâtisse dans lequel on peut se promener, en chaussette bien sur.

Enfin nous avons fait le tour des principaux lieux qui valent la peine d’être visités, de nombreuses photos et fou rire ont jalonnés ces deux journée, je ne peux pas tout retranscrire par écrit mais si vous venez au Japon un jour, essayez de ne pas passé à côté de cette ville qui vaut vraiment la peine d’être découverte. Me voilà encore fatigué de la journée, j’espère que mes pieds me pardonnerons un jour, sur ce, je vous quitte pour rejoindre mes amis les songes.

Arrivé à Kyoto

Aujourd’hui je suis arrivé à Kyoto, l’ancienne capital du Japon…

Debout 8h pour attraper le Shinkansen de 10h33, c’est avec mon petit sac et le sourire aux lèvres que je quitte l’auberge ce matin. Arrivé à 10h sur le quai j’ai pu admirer l’incroyable efficacité des personnes qui s’occupent de laver le train à chaque terminus. En effet, que ce soit à Tokyo ou à Kyoto tous les sièges du train sont retournés et nettoyés afin que tous les passagers soient confortablement installés dans le sens de la marche, révolutionnaire ! J’embarque donc pour deux heures et demie de voyage avec la belle vue du Mt Fuji pour m’accompagner, c’était juste magnifique.

Arrivé à Kyoto vers 13h je me dirige directement vers mon hôtel afin de déposer mes bagages, j’ai été un peu surpris de découvrir le standing de l’hôtel que m’a choisie l’agence de voyage. Après quelques formalités je monte à ma chambre pour y découvrir une nouvelle surprise, ma chambre est une double, deux lit pour moi tout seul, m’enfin pourquoi pas. Je vais quand même vérifier à la réception s’il n’y a pas eu d’erreur, l’hôtesse me dit que tout va bien, le prix reste celui d’une chambre simple mais elle est évidement plus grande. Heu, ok, je vais vraiment finir par croire que j’ai une bonne étoile.

Sans perdre de temps je me dirige vers un temple à proximité, le Higashi Hongan-ji, Mausolée du fondateur du Bouddhisme Shin. Pour faire bref ce temple est gigantesque et magnifique, vous devez d’ailleurs enlever vos chaussures pour y pénétrer, une petite balade en chaussette, rien de plus typique. Le temps passe vite dans ce pays et les temples ferment tous vers 16h ou 17h, oui ça fait tôt. Enfin, pour marquer ma première journée à Kyoto j’ai décidé de monter la Kyoto Tower, haute de 131m elle permet d’avoir un joli panorama de la ville pour 700 yen.

La nuit est vite tombée, après quelques tours et détours j’ai décidé de rentrer à l’hôtel pour me reposer et pouvoir profiter pleinement de la journée de demain, visiter quelques temples avant qu’ils ne ferment. À très bientôt.

Tokyo Disney Resort

Aujourd’hui petite visite chez Mickey, et oui ça pouvais pas louper les Japonais l’aiment tellement…

Pour commencer la journée j’avais rendez-vous avec Azusa à huit heure à la Tokyo Station, comme à mon habitude j’arrive pile à l’heure mais je crois qu’Azusa m’attendait depuis au moins cinq minutes, toujours en avance ces Japonais. Nous avons donc pris la direction de Tokyo Disney Resort en empruntant la Keiyo line pour s’arrêter à la Maihama station et prendre la sortie sud, on se retrouve directement devant le parc. Beaucoup de gens étaient présent, beaucoup de Chinois vu qu’en ce moment c’est leurs vacances de fin d’année.

Après une attente d’environs trois quart d’heure nous voilà enfin dans le parc, Azusa, une grande fan de Disney comme beaucoup de Japonais, ne tenais plus en place. Ce parc n’est pas très diffèrent de celui de Paris, je conseille à ceux qui ont déjà apprécié le parc de la capitale Française d’aller directement à Disneyland Sea, c’est dans le même principe que Disney Studio mais le thème est celui de la mer comme vous avez pu le deviner. Dans le parc principal j’ai retrouvé toutes les attractions que je connais comme la maison hantée, le train de la mine, Star Tour et j’en passe.

Par contre, Space Montain n’a vraiment rien à voir avec celui de Paris, vous pouvez oubliez les vrilles ou les loopings qui font la notoriété de son homologue Français, même la vitesse semble avoir été réduite. Les décors sont magnifiques mais ne cherchez pas les sensations fortes, les Japonais seraient plus frileux que les Européens ??!! Vous pouvez tout de même vous rattrapez avec les parades made in Disney qui sont vraiment d’un autre calibre qu’en France, la foule est en délire et les personnages se prennent au jeu, en plus si vous attendez la nuit (et oui ce parc ferme à 21H) vous pourrez apprécier une somptueuse parade illuminée suivie d’un feu d’artifice tous les soirs, ils ne négligents pas sur la dépense !!

J’ai tout de même passé une très agréable journée à parler Français, Japonais et Anglais, je ne vous raconte pas le micmac. Sur ce je rends l’antenne, mes pieds n’en peuvent plus, au dodo pour de nouvelles aventures dès demain.

Enoshima Island & Kamakura

Aujourd’hui j’ai voulu me diriger vers le sud de Tokyo, pour voir la mer !!! Je croie qu’elle me manquait…

Debout aux aurores, heu non, n’exagérons pas, il doit faire jour à 5h-6h au Japon, debout tôt, je me suis dirigé vers Shinjuku, centre névralgique de Tokyo. Pour atteindre la ville de Kamakura il faut compter une bonne heure de transport et ne pas hésiter à prendre le “Enoshima Kamakura Free Pass” qui vous donne un libre accès aux lignes utiles pour la visite, moyennant 1430 Yen (12,60€) pour la journée. Muni de mon pass j’embarque donc dans le train direction Fujisawa, petit changement et en 5 minutes me voici à Katase-Enoshima, à vrai dire au pied de l’ile d’Enoshima qui est reliée au continent pas un pont.

Cette île fut un vrai bonheur à visiter, il faut quand même avoir les jambes solides, ça grimpe, ça grimpe, je n’ai pas compté les marches d’escaliers mais arrivé au sommet ça vaut le coup. On peut même monter en haut du phare pour 500 Yen (ce que j’ai fait), on peut y voir notre Fuji-san, la vue est somptueuse. En continuant on se retrouve de l’autre coté de l’île ou l’on vous permet d’accéder à des grottes (ce que je n’ai pas fait) c’est que 500 Yen plus 500 Yen et au final ça revient cher. Bref, la balade est très agréable, sanctuaires, ruelles étroites, petits jardins tout y est.

Après cette belle escapade je me dirige donc vers Kamakura en reprenant le train, à partir de Fujisawa j’ai récupéré un train au look d’une ancienne locomotive, c’est la que le pass devient très utile car on peut sortir à toutes les stations jusqu’a la principale appelé Kamakura. Je m’explique, tout au long du trajet il y a pleins de temples à visiter et d’endroits à voir, j’ai donc pu en voir une bonne partie avant que le temps ne me rattrape. En effet, vers 17h tous les temples ferment et il n’y a plus qu’à rentrer chez soi.

Un grand moment que j’aimerai partager, c’est la visite du Kotokuin Temple (arrêt station Hase), l’entrée est payante (encore ! je sais) mais on tombe devant un Bouddha de onze mètres de haut, tout en bronze. Très impressionnant, on peut même rentrer à l’intérieur pour 20yens de plus (malin les japonais) surtout que ceci ne vaut pas vraiment le coup, oui je me suis fait avoir, je sais. J’oubliai, ils appellent ça le Daibutsu (grand bouddha), enfin voila une journée très zen et très agréable pour les yeux, je n’ai pas eu le temps de tout voir mais bon, j’y retournerai peu être.

trouver du travail…

Bonjour à tous, je suis désolé de m’être absenté aussi longtemps, c’est que je cherche du travail et ce n’est pas une mince affaire…

Il y a peut j’ai découvert le “Tokyo Employment Service Center for Foreigners”, oui avec ce nom, on ne peut plus explicite, se cache le “pôle emploi” du Japon et spécialisé pour les étranger s’il vous plaît. En bref, il y en a un qui se situe à Roppongi, le quartier de la fête, mais on en a déjà parlé, ce matin je me suis donc dirigé dans cet établissement. Je n’est eu aucun mal à le trouver, hum hum, c’est que c’est écrit en japonais sur la façade (il va vraiment falloir que je m’y mette sérieusement). Je descend donc au dernier sous-sol et je me fait accueillir très gentiment par un vieux monsieur, évidement je sort la phrase fétiche comme quoi je ne parle pas japonais et il me répond “Choto matte”, qui veut dire “un instant” et oui si vous n’apprenez rien c’est pas marrant.

Une dame vient donc à ma rencontre et me parle avec un anglais plus que parfait ! Après une courte discussion, la dame me dit qu’il faut que j’aille à l’établissement qui se trouve à Shinjuku (c’est une question de zone apparemment). Et me voilà fièrement reparti pour le quartier en question, avec un plan en prime, pour pouvoir trouver le lieu. Je ne vous mentirai pas, il m’a été d’un grand secours mais me voilà enfin devant le ハローワーク新宿 de Shinjuku (heureusement les symboles ne sont pas trop durs à reconnaitre). Il y avait un monde fou ! Evidement je prie peur et passa la porte, à l’accueil la dame me dit qu’il est préférable de prendre un rendez-vous, sinon je peux attendre 3h et ne pas être sur d’être entendu. Je pris donc un rendez vous, le plus tôt possible… Mardi 25 Janvier à 10h30.

Me voila donc à Shinjuku, quartier que je commence à connaitre, mais tient !! Un parc apparait sur mon plan, je ne l’ai pas encore visité celui là !! Me voilà donc parti pour visiter le Shinjuku Gyoen, avec sa superficie de 58,3 ha (oui je suis précis mais c’est important) j’ai pu passer un long moment dans cet endroit paisible de la capitale nippone. Je me suis même endormi au soleil, la sieste japonaise comme on dit, 1h en plein milieu de la journée, il faut que j’en profite quand même, c’est un peu ça d’être touriste non ? On s’adapte aux coutumes…

à très bientôt.

Chapitre 1

Année 1584, première année bissextile du calendrier grégorien…

Nous sommes en fin Février, le 29 exactement, en cette période c’est la première fois qu’il existe, les Hommes se sont donc attendus à une chose miraculeuse, mais en vain, le miracle se fit du côté animal et à l’abri de la connaissance des Hommes…

En cette journée de fin d’hiver et de début de printemps, un homme, que je nommerai LynK en référence à mon site, fit une rencontre hors du commun et qui changea sa vie et celle des dragons à jamais. LynK était un humain, tous ce qui a de plus normal, il vivait dans un village loin des grandes villes et partait chasser du gibier comme tous les Lundi, pour assouvir les besoins de sa famille.

Ce qu’il se passa ce jour là n’est ni dans les livres d’histoire ni dans les pensées des humains, l’événement est resté un mystère. En ce jour exceptionnel, LynK fit la rencontre du dernier des dragons vivant en notre monde.

Perdu dans la foret de Brocéliande, en Bretagne armoricaine, notre chasseur dormait au près d’un arbre, une fougère à la bouche et le chant des oiseaux pour berceuse. L’extirpant de son sommeil, un cri qu’il n’avait jamais entendu auparavant. Celui d’une bête on ne peut plus féroce qui devait faire la taille de dix éléphants… Il courut donc se réfugier derrière un arbre pour éviter de se faire tuer. Relevant la tête, il aperçut le fracas de nombreux arbres qui s’écroulaient dans sa direction et qui menaçaient sa vie. Tout d’un coup le bruit s’arrêtât, laissant place à un souffle roque et constant, comme celui que l’on a après un long effort. N’étant pas rassuré LynK pris un petit temps avant d’oser regarder en direction de la bête, ce qu’il vu ce jour là à changé sa vie à jamais.

De par son coup d’œil terrorisé, notre héro n’eut le temps d’apercevoir qu’une énorme tête posée sur le sol. Elle devait faire la taille de sa maison au village, c’était un genre de serpent avec de grosses narines, des crocs de la taille d’un humain adulte et surtout des cornes immenses. Pris d’une certaine panique notre héro n’osa plus bouger de sa cachette, ce n’est pas avec sa petite épée de bois qu’il pourrait faire quelque chose, pensa t’il. C’est alors que le souffle de la bête se ralentie suivie d’un couinement de douleur, elle était certainement blessée mais ce n’est pas pour autant qu’elle ne pourrait pas tuer ce petit humain d’un simple coup de patte. Par prudence, LynK décida de s’éloigné à pas de velours quand tout à coup une voix féminine résonna dans sa tête ” Ne t’en vas pas petit d’homme, je ne te ferai aucun mal…”

Instinctivement il se retourna en direction de la bête et aperçu alors un énorme œil qui le regardait fixement, la bête ne bougeât pas mais la voix repris dans sa tête : ” Mon nom est Lisbeth, approche je t’en prie…”. N’étant pas rassuré pour autant, le garçon avança vers la bête avec prudence, mais de sa nature curieuse il sorti quelques questions à haute voix : “Vous.. vous,.. vous êtes quoi ? Que me voulez-vous ?” Arrivé à une certaine distance de l’animal LynK s’arrêtât et mis la main sur son épée, comme pour engager un combat.

” Je suis un dragon, et je voudrais que tu prenne soin de ceci…” La bête ouvrit tout à coup la gueule, des rangées de crocs énormes se présentait devant notre héro ainsi qu’une chaleur insupportable, LynK se protégea le visage avec ses mains et recula de quelques pas, la chaleur se dissipa peut à peut et le jeune homme pu rouvrir ses yeux. Ceux de la bête étaient fermés et son souffle avait disparu, laissant les bruit de la forêt reprendre leurs cours. Le garçon sentit quelque chose heurter ses pieds, il baissa la tête et découvrit un œuf. Il avait la taille de son poing et présentait des tâches de différentes couleurs. Il le prit donc en main et l’observa de plus près.

C’est alors que des voix d’hommes se firent entendre dans la forêt : “heee on l’a bien eu hein !!! En plein dans le cœur !!!” Sans réfléchir, LynK mis l’œuf dans son sac et s’éloignât en courant…

Le quartier de Tsukiji

Pour cette journée je ne ferais aucun commentaire, je vais laisser la vidéo parler… Elle est déjà assez longue comme ça, à regarder en plein écran…